recherche
top

Vigueur économique à Québec pour 2007

Économie vigoureuse �  Québec en 2007L’économie de la région de Québec pourrait demeurer vigoureuse, en 2007, si l’on se fie à François Dupuis, vice-président du Mouvement Desjardins. Il va même jusqu’à laisser entendre que les montréalais vont envier les gens de Québec puisque la croissance économique et l’emploi y seront beaucoup plus performants.

Voici une citation éloquente: « Avec un taux de chômage autour de 5% contre 8,5% à Montréal, Québec est la championne de la croissance économique »… et vlan! Certes, M. Dupuis prononçait ces paroles devant la gens d’affaires membres de la Chambre de commerce des entrepreneurs de Québec mais tout-de-même, c’est fort encourageant.

Parmi les facteurs qui jouent en faveur de la région de Québec, en 2007, notons la diversification économique qui va se poursuivre, la poussée de la construction ainsi que de nombreux investissements en entreprise qui continueront de se faire sentir.

Côté chiffres, disons qu’avec une croissance de 2,5%, l’an dernier, la région de Québec devance Montréal à 1,8%, voire même les villes concurrentes d’Ottawa, de Toronto, de Vancouver et de Calgary, si l’on compare son taux moyen per capita au cours des cinq dernières années.

Bien sûr, le vieillissement de la population de la région de Québec demeure un défi majeur puisque pour maintenir la croissance actuelle, il faudra trouver le moyen de renouveller la main d’œuvre locale. Notons au passage que sur environ 250,000 nouveaux arrivants en 2006, à peine 1,800 sont venus s’établir à Québec.

Tgs: économie, québec, canada, croissance, emplois, performance

4,9MM$ pour de nouveau barrages

Nouveaux barrages d’Hydro-QuébecLe plus gros projet hydroélectrique de la décennie, au Québec, a débuté le jeudi 11 janvier 2007, dans le Nord-du-Québec.

Deux nouvelles centrales opérées par Hydro-Québec, pour le compte de tous les Québécois…

  • Eastmain-1-A
  • Sarcelle

…et quatre nouveaux barrages seront contruits, au coût de 4,9MM$.

Bien qu’il s’agisse d’un énorme chantier ou envrion 27,000 travailleurs iront refaçonner le paysage, ce projet n’a rien de comparable avec la plus grosse centrale « Robert Bourassa » qui produit sept fois plus d’électricité!

Ensemble, les deux nouvelles centrales produiront 8,5MM de kWh par année partir de 2010 ce qui, pour les mortels que nous sommes, représente approximativement:

  • Presque 2x la consommation électrique de la ville de Laval, en 2006;
  • 5% de la consommation totale d’électricité au Québec, en 2005;
  • L’énergie générée par 1,600 éoliennes par année.

Seule ombre au tableau, la rivière Rupert sera profondément modifiée par les activtés de dérivation et les environnementalistes annonces une catastrophe, notamment en ce qui concerne l’accumulation de mercure. La beauté saisissante des paysages riverains qu’il m’a été donné de voir (en photos) sera également perdue, à jamais.

Si le Québec peut arrêter de vendre son électricité à rabais aux très grandes entreprises afin de la vendre, au prix du marché, à nos voisins ontariens et américains, ces nouvelles installations seront d’autant plus rentables.

Célébrons aussi le fait qu’il s’agisse d’une source d’énergie propre et entièrement renouvellable.

Tags: eastmain-1-a, sarcelle, barrages, rivières, hydro-québec, québec, électricité, énergie

Rabaska et le festival de la censure imposée

Non au projet RabaskaAu Québec, il n’y a pas de ports méthaniers, du moins, pas encore!

Rabaska (parrainé par Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge) est un des deux groupes de compagnies milliardaires qui entendent changer cet état de fait, pour le meilleur… ou pour le pire.

L’autre projet de terminal de gaz naturel serait pressenti pour être installé à Gros-Cacouna, tout près de Rivière-du-Loup (dans le Bas-St-Laurent), par Petro-Canada et TransCanada Pipelines.

Tous les groupes environnementaux qui se sont manifestés, dans les médias, ont vivement décrié chacun de ces projets mais Rabaska remporte la palme de l’apparence de mépris envers les citoyens avec, par exemple, la tenue de pseudo-séances d’information ou l’unilatéralisme des interventions n’avait d’égal que l’apparente mauvaise foi des responsables des communications qui semblaient calculer, à l’avance, l’effet de chacunes de leurs interventions pour éviter un énième tollé contre leur projet dont on ne sait, à ce jour, vraiment pas grand chose.

Lorsque Rabaska parle de sécurité pour la population, elle prend soin de ne jamais mentionner qu’au États-Unis, des dizaines de projets similaires soulèvent de vives oppositions, sont rejetés ou sont tout simplement tués dans l’œuf.

Le service des relations publiques de Rabaska ne s’est jamais étendu sur le fait qu’aux États-Unis, les autorités locales n’entendent plus permettre de telles installations à moins de 13 km des zones habitées.

Vous avez bien lu, 13 km!

Ni Rabaska, ni Gros-Cacouna ne passerait le test de la recevabilité, aux États-Unis mais ici, au Québec, le rêve des ces groupes commerciaux décidément impérialistes a beaucoup plus de chances de se réaliser. Après tout, le Québec est globalement assez pauvre et les décideurs locaux ne sont pas reconnus pour s’opposer au développement pour de banales questions de sécurité ou de protection de l’environnement… encore moins pour la bien abstraite « qualité de vie » des résidants!

Les citoyens, contrairement à ce qu’aimeraient bien les promoteurs de ces projets, ne s’avèrent pas tous être des débiles profonds.

Probablement au grand désespoir de personnalités régionales comme Ross Gaudreault, du Port de Québec, qui a lâché son procureur Jean-Paul Boily pour museler un simple citoyen, Patrick Plante de l’Île d’Orléans qui a écrit aux lignes de croisières internationales pour leur faire part de ses inquiétudes au sujet du projet soumis à Lévis.

Comme on pouvait s’y attendre, l’intervention de Ross Gaudreault et de ses collègues ratisse large, très large, en tentant d’empêcher quiconque (incluant les journalistes) de parler en mal du projet aux croisiéristes qui transitent par Québec, dont Holland America et Cunard.

De mémoire, c’est le plus spectaculaire affront à la liberté d’opinion que j’ai pu constater dans un pays démocratique. Un affront que le juge admettra, ou pas (souhaitons très fort qu’il rejette une telle pataraffe juridique).

Qui plus est, la directrice du Marché Croisières au Port de Québec, Martine Tremblay, se défend de vouloir museler qui que ce soit… euh! Pardon?

Et oui, Mme Tremblay se joint au refrain de Ross Gaudreault qui prétend qu’un paquet de menteries a été envoyé à toutes les compagnies de croisières qui viennent à Québec… mais je n’ai pas pu trouver un seul document qui explique la nature des supposées menteries contenues dans ces lettres!

C’est dire le manque de sérieux de cette fronde sans commune mesure à la liberté d’expression.

Du reste, Martine Tremblay devrait probablement remettre sa démission pour avoir omis de bien sensibiliser les croisiéristes à la venue possible d’un important terminal méthanier à quelques petit kilomètres de l’endroit où ils « stationnent » leurs milliers de passagers… disons que si les croisiéristes n’en prennent pas note, leur compagnie d’assurance sera plus vigilante!

Il est inconcevable que Mme Tremblay n’ait apparemment pas développé de relations plus étroites avec les compagnies de croisières, au point une simple lettre d’un citoyen concerné serait peut-être suffisant pour faire changer l’itinéraire de ces gigantesques bateaux de croisière.

Disons qu’en toute candeur, je fais partie de ceux qui serait bien réticent à embarquer sur un bateau de croisière qui me fait passer de longues heures à quelques kilomètres d’un important port méthanier.

Faire dodo à proximité d’une bombe (une très, très grosse bombe), ça ne m’aide pas à dormir.

Et vous?

Disons que si la relation entre le Port de Québec et les croisiéristes est « fragile » (dixit M. Gaudreault), il serait temps d’assigner quelqu’un d’autre que Mme Tremblay qui sache comment « solidifier » cette incontournable relation, non?

Ainsi, la stratégie du Port de Québec va de le sens de museler juridiquement tous ceux qui osent remettre en question un projet aussi discutable que Rabaska… quelle approche irritante pour la liberté et quel affront aux payeurs de taxe qui financent directement (et bien malgré eux) cette intervention juridique profondément malsaine.

Si vous croyez que les retombées économiques de Rabaska dans la région en valent la peine, on repassera. Alors que les taxes municipales de Rabaska sont estimées à 7M$ par année, la mise-à-niveau des services d’incendie, pour répondre aux normes minimales pour répondre aux besoins de telles installations méthanières, pourrait dépasser les 20M$ annuellement, en plus du budget actuel, à Lévis.

Je n’ai même pas besoin d’en rejouter, vous voyez presqu’immédiatement pourquoi ce projet n’a aucun bon sens pour les citoyens, payeurs de taxes, à Lévis. L’apparent manque de clairvoyance à la Mairie de Lévis (qui appuie le projet) me sidère, au plus haut point.

Ross Gaudreault dit que Patrick Plante, qui a osé donner son opinion sur Rabaska (vite, courrez vous réfugier dans les jupons de votre procureur, M. Gaudreault), a « dépassé les bornes ».

Pour ma part, toute censure dans une société démocratique ne peut que la faire régresser puisqu’elle assume que les citoyens (ou ceux qui pourraient prendre connaissance de l’information) sont incapables de faire preuve de jugement.

Rabaska n’a pas fini de faire couler de l’encre et d’allumer des pixels mais voilà, leur grand allié, Ross Gaudreault, vient de prouver, hors de tout doute, par ses actions qu’en effet, il y a anguille-sous-roche, tellement qu’il faut faire appel à la loi pour museler tous ceux qui auraient l’impétinence de dire ce qu’ils pensent.

Honte sur tous ceux qui brisent l’héritage de nos enfants pour satisfaire aux plus bas instincts de corporatistes étrangers qui ne savent décidément plus où aller (surtout pas aux États-Unis) pour réaliser leurs projets.

Je garde espoir que la région de Québec, joyau du Patrimoine Mondial, ne devienne pas une autre « région-poubelle » qui tentera, pendant des décennies, de se défaire des chaînes contraignantes dans lesquelles leurs aînés les ont contraint, apparemment pour satisfaire à des intérêts plus personnels que favorables à la société.

De ce que j’en sais, je n’ai -aucun- intérêt (même pas économique) à voir Rabaska s’installer près de chez-moi.

Prouvez-moi que j’ai tort et je changerai peut-être d’avis.

J’ai l’esprit ouvert…

Tags: ports méthaniers, rabaska, énergie cacouna, québec, lévis, écologie, environnement

Page 2 of 212
top