La frustration des consommateurs

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Dites bonjour à la Chine!Nous vivons à l’époque la plus douillette, la plus gâtée et la plus inspirante de l’histoire de l’humanité et pourtant, on sent qu’on se fait continuellement rouler, même en tant que consommateurs avertis.

Mais pourquoi donc se sent-on ainsi?

Quiconque a des dollars dans les poches peut choisir parmi une quantité étonnante de produits et de services pour combler ses besoins… ou ses caprices. Mais même lorsqu’on dépense notre argent, gagné à la sueur de notre front, on se doute qu’on en obtient rarement pour notre argent.

Les emballages des produits “Made in China” constituent un bel exemple de ce malaise ressenti par tant de consommateurs à savoir que désormais, les magasins vendent des babioles médiocres au même prix que les produits de qualité autrefois fabriqué plus près de chez-nous (ou dans des pays généralement respectueux de leurs travailleurs), avec un je-ne-sais-quoi de fierté qui n’existe pas dans les insignifiantes exportations en provenance du pays du soleil-levant.

S’il y a de la fierté dans les produits chinois, on ne la sent pas.

Trop souvent, après quelques usages, les objets s’abiment de façon imprévisible, la peinture commence à déteindre ou écailler, l’intégrité de la structure ou des fonctions se détériore plus vite que prévu et ainsi de suite. Même s’ils sont vendus “aux prix courants”, les produits chinois prennent le chemin des poubelles bien plus vite que les produits (mieux conçus et bien usinés) que nous avions l’habitude d’acheter, autrefois.

Les consommateurs ont raison d’être frustrés parce qu’après avoir perdu leurs emplois dans les fermetures et les délocalisations vers l’Asie, ils ne sont plus capables de retrouver l’ombre de la qualité des produits qu’ils avaient l’habitude d’acheter, avec l’intention de s’en servir pour le “très long terme”.

De nos jours, tous les produits semblent avoir été conçus pour ne durer qu’une période de temps limitée, question de stimuler la vente cyclique et ce, sans aucun égard pour les dommages irréparables à l’environnement qu’une telle approche précipite.

L’obsession du “tout pour le court-terme” des concepteurs, fabricants-manufacturiers, distributeurs, revendeurs et autres intermédiaires a gagné contre l’approche de qualité totale du produit final.

Il n’y a donc aucune surprise à retrouver, dans toutes les strates de la société moderne, des consommateurs frustrés d’un produit en particulier mais aussi de l’ensemble des produits offerts qui, sans que la pratique ne soit remise en question, commandent des prix “réguliers” sans égards à leur évidente banalité.

On peut dire que la stratégie chinoise vise à faire passer le toc pour la qualité.

Alors que faire face au tsunami de produits chinois qui déferle dans nos magasins?

Avant toutes choses, les consommateurs doivent apprendre à résister à l’envie de dilapider leurs économies dans des produits insipides, qui ne durent pas et qui mènent inévitablement à la frustration. Ainsi, il faut tenter d’acheter des produits locaux (ou provenant de pays partageant nos valeurs les plus fondamentales) puisqu’ils s’avèrent habituellement être de bien plus grande qualité, notamment parce qu’ils sont fabriqués avec fierté dans des conditions propices à l’émergence (ainsi qu’à la valorisation) de la “qualité intégrale”.

Qu’on se le dise, le souci de l’excellence n’habitera jamais un “sweat-shop” chinois où les enfants de 7 à 12 ans sont enchainés devant leur vieille machine à coudre 22h par jour pour une compensation équivalent à quelques dollars par mois. La tragédie des produits chinois dépasse bien sûr notre frustration de consommateurs qui payons “moins cher”, certes, mais qui du même coup achetons à fort prix (toutes proportions gardées) des items de piètre qualité.

La véritable tragédie humanitaire a lieu en Chine, derrière les lourdes portes fermées des “manufactures de l’horreur” où les jeunes travailleurs sont abusés sans réserve jusqu’au moment de leur mort — il ne faut d’ailleurs pas aborder ce sujet avec les administrateurs de Nike, Reebok, Adidas, Gap, Esprit, Disney, New Balance, Timberland, Liz Claiborne, Ralph Lauren, Sears, Toys ‘R’ Us et le “champion” toutes catégories, Wal-Mart — heureusement pour eux, la honte ne les étouffe pas.

Est-ce que nous gagnons vraiment au change à payer nos jeans 16$ au lieu de 22$ comme auparavant lorsqu’ils étaient fabriqués localement? Peut-être. Peut-être pas. En règle générale, entre le toc et la qualité, il vaut mieux payer un peu plus pour de la qualité afin d’obtenir des produits qui valent ce qu’ils coutent.

Les consommateurs les plus avisés savent qu’ils existe, malgré tout, de bons produits qui proviennent de Chine ainsi que de ses voisins limitrophes mais il faut savoir les identifier parmi le lot de produits passablement moins beaux, fonctionnels et durables.

Le meilleur remède à la frustration des consommateurs semble reposer, ne serait-ce qu’en partie, sur une éducation plus fine des particuliers qui doivent désormais savoir reconnaitre ce qui a de la valeur et ce qui n’en a pas.

Pensez à ça lors de votre prochaine séance de shopping!

Tags: frustration, consommateurs, produits, items, chine, canada, asie, magasins, qualité, durabilité

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L’influence globale du BRIC

Êtes-vous prêts pour le BRIC?Le visage de l’économie mondiale change rapidement et certaines des forces derrière cette succession rapide de bouleversements se trouvent dans les blocs économiques couramment appelés “BRIC“, un acronyme pour désigner le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et désormais aussi, le Mexique.

Ces région du globe qu’on qualifie parfois d’économies émergentes font la une des grands médias dédiés au monde des affaires et pour cause puisque le taux de croissance à deux chiffres annoncent des progressions annuelles allant de 20% à 50%, selon les secteurs.

Bien que les États-Unis demeurent le plus gros acheteur de produits et de services canadiens exportés à l’étranger, les BRIC augmentent rapidement leurs parts de marché chez nos voisins du sud. Cette situation hautement compétitive force les exportateurs canadiens à renouveller leurs offres afin de les maintenir plus concurrentielles que celles des autres pays.

Alors que des économistes prétendent que le Canada pourrait devenir un pays “immergent” face à la puissante montée des BRICs dont les économies s’avèrent plus jeunes et dynamiques, d’autres experts estiment que notre pays s’en tirera bien si, collectivement, nous sommes capables d’inventer des produits et des services que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Il va de soi que devant une compétition mondiale aussi féroce, les exportateurs canadiens ne pourront continuer à dominer tous leurs marchés. Ceci dit, en demeurant lucides, nous disposons de ressources appréciables pour innover tout en augmentant notre productivité.

Alors que de nombreuses offres provenant des BRICs demeurent à faible valeur ajoutée, nous devons, au Canada, cultiver l’art d’offrir des produits et des services à forte valeur ajoutée puisque c’est à ce niveau que les bénéfices sont les plus élevés.

Pour l’instant, les BRICs tendent à vendre d’abord leurs produits aux pays développés et c’est normal puisqu’en affaires, on vend d’abord à ceux qui ont les moyens de payer. Les exportateurs canadiens suivent aussi cette directive empreinte de bon sens mais il faudra aussi savoir s’ajuster à ces gigantesques marchés de consommateurs “émergents” pour y faire valoir nos produits et nos services, quitte à modifier nos prix pour les rendre attrayants là-bas aussi.

Les actuels pays dits développés devront finalement se faire à l’idée qu’ils ne sont plus indispensables puisque les BRICs innovent à leur façon, qu’on participe à leur développement ou non. Il nous appartient donc, en tant qu’exportateurs canadiens, de mieux comprendre la nouvelles dynamique mondiale des échanges commerciaux pour y maximiser notre profitabilité.

Tags: bric, brésil, russie, inde, chine, mexique, exportation, exportateur, canada, états-unis

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Conseils pour pénétrer un marché émergent

Réussir dans les marchés émergentsLes PME exportatrices du Québec misent souvent sur les foires de commerce pour se faire une idée des marchés où elles aimeraient distribuer leurs produits et services.

Ces grandes manifestations commerciales ont bien sûr leur intérêt mais pour réussir la pénétration d’un marché émergent, il faut ajuster certains éléments de notre approche, tels que ceux que voici:

  • Modulez votre stratégie de pénétration de marché en fonction du pays ciblé. Rappelez-vous que les nations aux économies émergentes ne constituent pas un bloc uniforme puisque chacunes d’elles possèdent ses spécificités et ses propres lois commerciales.
  • Ajustez votre prix. Un produit ou un service qui obtient un grand succès commercial sur les marchés occidentaux peut ne pas trouver preneur en Inde ou en Chine. Très souvent, c’est la structure de prix qui est la cause première d’un échec.
  • Assurez-vous de conserver la propriété intellectuelle sur les biens et les services qui font partie de toute transaction. Elle représente le coeur de votre entreprise et votre principal avantage concurrentiel pour poursuivre vos percées à l’étranger.
  • Faites en sorte de bénéficier d’une forme de visibilité permanente. Advenant que vous n’arriviez pas à conclure d’entente de distribution avec un partenaire local, il faudra vous résoudre à de fréquents déplacements en direction du pays convoité.

Pourquoi se donner tout ce mal? Tout simplement parce que les pays émergents représentent un marché alléchant et à fort potentiel mais voilà, il ne sourit qu’aux dirigeants très déterminés.

Rêvez de l’Inde, de la Chine et du Brésil dès maintenant mais prenez le temps de bien calculer votre approche dans ces marchés performants mais résolument agressifs, sur le plan commercial.

Tags: exportation, marchés émergents, inde, chine, brésil, pme

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