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Économie incertaine aux États-Unis

Réserve fédérale américaineDeux jours après l’annonce du sauvetage des géants Fannie Mae et Freddie Mac, les mauvaises nouvelles économiques continuent de frapper les Américains:

  • Taux d’inflation record sur un an (1,8% pour juin seulement);
  • Progression minimales des ventes au détail (seulement 0,1% le mois dernier);
  • Incertitude sur les marchés financiers — Ben Bernanke de la Fed a d’ailleurs du mal à cacher ses inquiétudes quant aux « nombreuses difficultés » de l’économie américaine, parmi lesquelles on retrouve les tensions sur les marchés financiers, la hausse du chômage et la crise du secteur immobilier.

Ces défis importants compliquent la vie des économistes de la Réserve fédérale américaine qui manœuvrent pour éviter une déstabilisation de l’économie mais les citoyen Américains doivent aussi apprendre à composer avec un dollar qui bat de l’aile, surtout face à l’euro qui ne cesse de s’apprécier.

La hausse des coûts des carburants et des denrées alimentaires ont grimpé de 9,2% au cours des 12 derniers mois, un record depuis 1981, selon les chiffres dévoilés hier par le département du Travail.

Il n’y a plus de doutes que l’économie américaine s’avère passablement fragilisée alors le casse-tête pour le comité de politique monétaire de la Fed consiste à soutenir la croissance sans faire repartir l’inflation. Bien qu’il s’agisse d’un défi de taille, les nouvelles technologies, notamment dans le domaine de l’environnement où il y a présentement beaucoup d’innovations pourrait contribuer à relancer l’économie américaine.

En misant sur la productivité légendaire des Américains lorsqu’ils se sentent inspirés, tous les espoirs sont permis pour une reprise de leur économie et conséquemment, une augmentation de l’activité économique avec le Canada.

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Prudence avec Obama

Barack ObamaEn tant que candidat officiel à la présidence américaine pour le Parti démocrate, Barack Obama trouve de nouveaux partisans au Québec parmi les citoyens, bien sûr mais aussi parmi les journalistes qui ne cessent de l’encenser parce qu’il aurait vécu plusieurs choses.

Dans un grand média écrit québécois, une journaliste bien en vue parle d’ailleurs de lui en ces termes:

Je ne parle pas seulement de sa couleur, mais de sa culture, de son érudition, de son expérience de la misère humaine comme des différences culturelles et religieuses, de ses voyages en Europe et en Afrique, de son enfance à Hawaii, mais aussi à Jakarta, en Indonésie.

À lui seul, Obama a vévu plus de vies que tous les présidents américains réunis.

Vous aurez deviné qu’il s’agit, surtout dans la dernière phrase, d’une dérape passablement exagérée. On pourrait même parler de « connerie journalistique » parce qu’affirmer une telle chose équivaut à prendre lecteurs pour des ânes.

La vérité sur Obama se trouve à des lieux de ce « pitch de vente » à peine déguisé.

Oui, il est noir mais il faut en revenir car s’il accède à la présidence américaine, ses décisions seront nettement plus importantes que la couleur de sa peau. En ce sens, quel genre de bilan Obama cumule-t-il, au cours de sa campagne? Voici quelques exemples pour vous aider à vous faire une tête sur cet individu:

  • Pendant la course à l’investiture démocrate, il avait promis que les soldats américains seraient ramenés d’Irak au plus vite — il réalise aujourd’hui que ce n’est pas si simple et renie soigneusement chacunes de ses promesses concernant la fin du conflit en Irak;
  • Il voulait renégocier le traité de libre-échange nord-américain. Aujourd’hui, on en entend plus parler mais son agenda anti-Canadien finira par revenir à la surface, tôt ou tard;
  • Il dénonçait avec force l’influence perverse de l’argent dans la politique américaine mais aujourd’hui, on estime qu’il devra dépenser quatre (4) fois plus d’argent que John McCain pour sa campagne… quelle profonde ironie;
  • Il dénonçait passionnément les intrusions dans la vie privée au nom de la lutte au terrorisme mais en bonne girouette politique, il donnerait aujourd’hui la pleine immunité aux compagnies privées de téléphonie qui ont collaboré, avec l’administration Bush, pour permettre l’écoute illégale… de tous les Américains (et les étrangers avec qui ils ont conversé).

Comme vous le voyez, plus on s’intéresse à l’évolution politique de Barack Obama, plus on voit son vrai visage, celui d’un politicien opportuniste qui fait passer l’intérêt du public Américain loin derrière celui des intérêts privés qui financent sa « campagne » vers la Maison Blanche.

Il arrive que des politiciens aient de bonnes raisons de changer d’idée mais dans le cas d’Obama, celui qui fait planer certains journalistes québécois, ses changements de cap n’ont rien de noble car il ne s’agit ici que d’opportunisme politique de bas étages.

La guerre ouverte contre Hillary Clinton qui s’est transformée, du jour au lendemain, en lune de miel politique devrait aussi inquiéter les électeurs américains car si Obama peut renier tous ses beaux discours en moins de 24h dans le contexte du course à l’investiture démocrate, ce genre de « girouettisme » pourrait devenir passablement dangereux s’il accède au Bureau Ovale.

On se doute que la population qui votera lors de l’élection à la présidence a généralement des positions plus modérées que les militants surchauffés qu’il faut séduire pour devenir chef d’un parti mais bon, les changements de cap d’Obama n’augurent rien de bon, ni pour nos voisins Américains, ni pour nous!

Obama se présente comme le grand promoteur du changement (« Change ») mais force est d’admettre que jusqu’à présent, il n’a vraiment pas réinventé la politique.

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