La présidente du Conseil du statut de la femme, Me Christiane Pelchat, ne fait pas dans la dentelle lorsqu’il est question du sort réservé aux femmes par les méchants médias qui poussent celles-ci à se faire plus coquettes, voire même sexy.
Il va de soi que la démesure, aussi bien vers l’hypersexualisation qu’à l’inverse, vers la répression sexuelle tous-azimuts, cause autant de maux de têtes mais les femmes, en grande majorité, savent se présenter sans nécessairement verser dans ces excès afin de justement se présenter comme elles sont, des femmes à la fois intelligentes, féminines et… désirables!
N’en déplaise à Christiane Pelchat, la plupart des Québécoises sont belles et plus souvent qu’autrement, très belles. Nier leur droit d’afficher, en tout ou mieux, en partie, leur petit côté sexy pour se rendre encore plus désirables, serait passablement en opposition avec nos valeurs communes de respect des choix des individus.
Alors lorsque Christiane Pelchat blâme les médias de faire la promotion des stéréotypes sexuels (et sexistes), elle oublie de préciser que plusieurs des revues comme, par exemple, Elle Québec sont justement éditées par… des femmes! Dans le cas d’Elle Québec, il s’agit de Sylvie Poirier, une femme très respectée dans son milieu. Quel message Christiane Pelchat envoie-t-elle à des femmes comme Sylvie Poirier?
C’est vraiment triste de voir la présidente du Conseil du statut de la femme s’en prendre aux médias comme si ceux-ci étaient totalement misogynes… même lorsque dirigés par des femmes!
Ce que Christiane Pelchat souhaite, c’est le retour d’une certaine forme de censure, comme si les femmes n’étaient pas en mesure de faire la part des choses, par elles-mêmes.
Ça semble assez paradoxal de voir son organisme pourfendre le droit des femmes à une pleine participation dans la société mais que d’un autre côté, elle veuille censurer tout ce qui pourrait donner envie aux femmes d’être plus coquettes.
Si vous n’avez jamais vu Christiane Pelchat en personne, vous l’avez peut-être déjà vu en photo. Dans les deux cas, elle semble complexée d’être une femme (faute d’un meilleur terme pour décrire cet apparent inconfort avec sa propre féminité) puisqu’on pourrait croire qu’elle faire des efforts pour cacher sa féminité.
Prenez, par exemple, sa photo en tant que présidente du Conseil du statut de la femme.
Elle est toute habillée de noir avec une chemise “bleu-gris-affaires” boutonnée jusqu’à l’avant-dernier bouton du haut. Elle a les bras croisés, les cheveux courts (coupe “garçon”), à peu près aucun maquillage et un look résolument masculin. C’est un style parmi tant d’autres mais ce n’est sûrement celui qu’Elle Québec mettrait sur sa couverture!
Alors est-ce que Christiane Pelchat, toute expert qu’elle est en “condition féminine”, espère lessiver le cerveau de toutes les Québécoises afin qu’elles lui ressemblent?
Je doute que les Québécoise, éclatantes de beauté au sourire électrisant et débordantes d’énergie, aussi bien dans leurs vies personnelles que dans leurs carrières, décident de balancer toute leur coquetterie par la fenêtre pour adopter le look résolument terne, l’attitude revancharde et l’approche sans cesse plus acerbe de Christiane Perlchat — celle qui, en théorie, se veut une experte de leur condition.
Si d’aventure vous rencontrez Christiane Pelchat, faites un effort et dites-lui (quand même) qu’elle est belle, qu’elle rayonne et qu’elle a mis ce je-ne-sais-quoi de soleil dans votre journée. À la longue, elle en viendra peut-être à comprendre un peu mieux pourquoi la féminité est aux femmes ce que l’eau est aux poissons.
Certains peuvent déplorer que nous vivions dans un monde d’images mais ce serait beaucoup plus triste (et tragique) de vivre dans le monde lourdement censuré de Christiane Pelchat.
Tags: christiane pelchat, présidente, conseil du statut de la femme, hypersexualisation, hypersexualité, sexualité zéro, censure des médias, elle québec, sylvie poirier, styles vestimentaires, attitudes, société
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Une réponse to “Christiane Pelchat et l’absence de coquetterie”
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juin 12th, 2008 Ã 2:51
On pourrait penser que le Conseil du statut de la femme a déjà pu observer des exemples de médias “hypersexualisés”, au Québec mais il semble que de peur de stigmatiser l’un deux, ils préfèrent ne pas les nommer.
C’est ce que j’ai appris dans un court entretien avec les communications du Conseil qui a catégoriquement refusé de me nommer un seule média québécois qui “hypersexualiserait” son contenu.
Leurs études, semble-t-il, sont basées sur des études réputées ce qui, selon le Conseil, devrait être suffisant pour tirer à boulets rouges sur les médias… sans en nommer un seul.
C’est un peu flou comme démarche et à force de ne pas appeler un chat “un chat”, on pourrait croire que le Conseil du statut de la femme sonne l’alarme, partout au Québec, sans dire où il y a un feu.
Disons que je m’attendais à plus de clarté!